Skip to main content
L’Europe

Une action européenne commune

En politique étrangère et de sécurité et dans bien d’autres domaines, l’Allemagne favorise une action européenne commune.
Europaflagge
© Stephan Dinges/stock.adobe.com

L’Allemagne coopère étroitement avec ses partenaires européens dans tous les domaines politiques importants.  Le Traité de Lisbonne, signé en en 2009, institutionnalisait plus fortement la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Le/la Haut(e) Représentant(e) de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, préside le Conseil des ministres de Affaires étrangères et est aussi vice-président(e) de la Commission européenne. L’Espagnol Josep Borrell occupe ce poste depuis décembre 2019. Sur les questions de politique étrangère et de sécurité commune, il/elle représente aussi l’UE à l’extérieur et s’appuie, pour remplir ses fonctions, sur le Service européen pour l’action extérieure (SEAE.

La coopération en matière de sécurité et de défense

Avec ces innovations institutionnelles, l’UE a beaucoup gagné en visibilité et en effectivité à l’international. La Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) garantit à l’UE les capacités opérationnelles nécessaires pour gérer efficacement les crises en recourant à des moyens civils et militaires. Pour renforcer la PSDC civile, l’Allemagne ouvrira à Berlin un « centre de compétence européen pour la gestion civile des crises » pendant sa présidence du Conseil européen au second semestre 2020. Ce centre aura pour mission de promouvoir les échanges sur les modèles nationaux de meilleures pratiques et d’élaborer des approches pour l’avenir de la gestion civile des crises.

Sur le long terme, on souhaite créer une Union de la sécurité et de la défense européenne (USDE). La Coopération structurée permanente (CSP) de l’UE, convenue en 2017, est un élément de base de la sécurité et de la défense. L’Allemagne dirige actuellement plusieurs projets dans le cadre de la CSP, dont la coordination de la formation des soldats pour des missions européennes d’entraînement.

Des questions encore ouvertes sur le traitement des réfugiés et des migrants

L’arrivée massive de réfugiés et de migrants en Europe, notamment en 2015 et 2016, est un thème concernant toute l’Europe sur lequel l’Allemagne est, avec ses partenaires, en quête d’une réponse durable. « L’Agenda européen en matière de migration » de la Commission européenne a déjà obtenu des résultats concrets avec la déclaration de l’UE et de la Turquie sur les migrants en mars 2016, les partenariats sur les migrations avec les pays d’origine ou de transit africains et dans la lutte contre les passeurs : en 2019, le nombre d’arrivées irrégulières par les grandes routes migratoires était aussi bas qu’en 2013. Néanmoins, début 2020, la situation s’est dégradée à la frontière gréco-turque après l’ouverture ponctuelle de la frontière turque. La question du traitement des réfugiés et d’une répartition plus équitable des demandeurs d’asile dans l’Union européenne requiert encore une solution solidaire et durable.

Dans le cadre de la prévention des crises et de l’aide humanitaire, l’Allemagne s’efforce intensément de lutter contre les raisons qui obligent les habitants à fuir. L’information joue aussi un rôle important : le ministère des Affaires étrangères et les représentations allemandes dans les régions en crise informent sur les dangers des migrations irrégulières, opposant ainsi des faits aux fausses informations propagées par des passeurs criminels.

Pour une industrie européenne compétitive

La réussite économique de l’Union européenne se fonde sur un commerce mondial libre. L’UE a conclu des accords commerciaux avec nombre de pays et de régions et en souhaite d’autres. En 2019, par exemple, l’UE et les pays membres du Mercosur sud-américain ont conclu un accord de libre-échange étendu. L’Allemagne est un partenaire commercial recherché dans l’Union européenne. Elle était en 2018 le plus grand pays importateur de marchandises provenant de 17 autres pays membres de l’UE.

L’Allemagne œuvre à renforcer la compétitivité de l’industrie européenne. Avec la France pour partenaire, elle promeut la création de « champions européens » – de grandes entreprises industrielles transnationales qui puissent affronter la concurrence mondiale. Pour y parvenir, l’Allemagne plaide en faveur d’un examen et d’une révision des règles européennes sur la concurrence. Cet aspect fait partie de la Stratégie industrielle 2030 du gouvernement fédéral avec laquelle il demande aussi à la Commission européenne d’élaborer une stratégie industrielle globale et à long terme pour l’UE.

L’importance de l’Etat de droit

L’Allemagne s’engage en faveur de la protection et du renforcement des standards de l’Etat de droit dans l’UE. La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, adoptée en 2000, résultait déjà d’une initiative allemande. L’Allemagne œuvre en outre depuis longtemps à l’adhésion de l’UE à la Convention européenne des droits de l’homme. En raison des violations récentes des principes de l’Etat de droit dans certains pays membres de l’UE, la Commission européenne a adopté toute une série de mesures en 2019, dont l’examen, dans le cadre d’un compte rendu annuel, de l’évolution de l’Etat de droit dans tous les pays membres. La Commission européenne dispose déjà d’instruments pour réagir au non-respect des standards de l’Etat de droit. Ainsi, elle peut déposer une plainte auprès de la Cour de justice européenne lorsqu’elle estime que des lois nationales sont contraires au droit européen.