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La Loi fondamentale – la Constitution de la République fédérale d’Allemagne – ne prévoit pas de régime économique spécifique mais exclut une économie qui soit purement de marché en imposant le principe de l’Etat social. Depuis la création de la République fédérale en 1949, l’économie sociale de marché est le fondement de la politique économique allemande. L’économie sociale de marché a été élaborée par Ludwig Erhard, le premier ministre fédéral de l’Economie qui devint plus tard chancelier. L’idée de base repose sur le principe de la liberté de l’économie de marché, accompagnée par des mesures de politique sociale compensatoires. Ainsi, le libre jeu des forces du marché est garanti mais, d’un autre côté, l’Etat assure une couverture sociale qui protège des grands risques de l’existence.
Le chancelier et les ministres fédéraux forment le gouvernement fédéral, le « cabinet ». Outre la compétence du chancelier en matière d’orientations politiques, on applique le principe du portefeuille selon lequel les ministres gèrent leur administration de manière autonome dans le cadre de ces grandes orientations, ainsi que le principe collégial selon lequel le gouvernement fédéral tranche les questions litigieuses par une décision prise à la majorité.
La Loi fondamentale soumet la législation au régime constitutionnel et la gestion de l’Etat au droit et à la loi. L’article 1 de la Loi fondamentale a une importance particulière. Il fait du respect de la dignité humaine la mission la plus noble du régime constitutionnel: « La dignité de l’homme est intangible. Tous les pouvoirs publics doivent la respecter et la protéger. » Les autres droits fondamentaux garantissent entre autres la liberté d’agir dans le cadre de la loi, l’égalité de tous devant la loi, la liberté d’expression et de la presse, la liberté d’association et la protection de la famille.
La Loi fondamentale définit l’Allemagne comme un Etat de droit : tout acte des pouvoirs publics est placé sous le contrôle des juges. Un autre principe constitutionnel est celui de l’Etat fédéral, c’est-à-dire la répartition du pouvoir entre plusieurs Etats membres d’un Etat central. Enfin, la Loi fondamentale définit l’Allemagne comme un Etat social. Cela requiert que la politique prenne des dispositions spécifiques pour garantir des ressources permettant de vivre dans la dignité à tout un chacun, qu’il soit malade, âgé, invalide ou chômeur. Le « caractère éternel » des principes de la Loi fondamentale est une particularité de cette Constitution. Les droits fondamentaux, le régime démocratique, l’Etat fédéral et l’Etat social ne sauraient être remis en question par des modifications ultérieures de la Loi fondamentale ou par l’adoption d’une nouvelle Constitution.
Les partis se présentent aux élections au Bundestag tous les quatre ans. La participation électorale est traditionnellement élevée en Allemagne et se situe, après une participation record de plus de 90 % dans les années 1970, autour de 80 % depuis la réunification. Lors des élections au 20e Bundestag en 2021, 76,6 % des électeurs se sont rendus aux urnes.
Environ les deux tiers de l’effet de serre induit par l’homme sont dus aux émissions de dioxyde de carbone (CO2). Ce gaz apparaît lors de la combustion des sources d’énergie fossiles que sont le pétrole, le gaz naturel et le charbon. Tous contiennent du carbone (C) qui, au contact de l’oxygène (O2) dans l’air, se transforme en CO2. Outre le dioxyde de carbone, les gaz à effet de serre sont le protoxyde d’azote, le méthane, les hydrocarbures fluorés et perfluorés ainsi que l’hexafluorure de soufre.
Avec la France, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, l’Allemagne faisait partie des six États fondateurs de l’UE actuelle en 1957. Elle est actuellement composée de 27 États, l’Euro étant la monnaie officielle de 20 d’entre eux. Pour l’Allemagne, l’intégration européenne est le fondement de la paix, de la sécurité et de la prospérité. Le marché intérieur européen commun joue notamment en rôle essentiel. L’Allemagne soutient aussi l’intégration de nouveaux membres dans l’UE.
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Conformément au principe du fédéralisme, la forme et la coordination de la politique économique et financière est une tâche commune à la Fédération, aux Länder et aux communes qui coopèrent au sein de diverses commissions. Le gouvernement fédéral est en outre conseillé par des économistes indépendants. Chaque année en janvier, le gouvernement fédéral présente un rapport économique au Bundestag et au Bundesrat. Ce rapport décrit entre autres les objectifs et les grands traits de la politique économique et financière pour l’année à venir. La libre concurrence est l’une des conditions assurant le bon fonctionnement de la vie économique en Allemagne. La concurrence est protégée par des lois interdisant un comportement anticoncurrentiel de la part des entreprises mais aussi de l’Etat. De même, les fusions d’entreprises, les subventions de l’Etat et les barrières du marché sont évaluées quant à leur impact sur la concurrence.
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